Je voudrais donc, mettre au jour une réflexion sur la « cohérence » des actions, et des pensées telle qu’elle est conçue et comprise dans le sens commun. Le discrédit dont l'incohérence fait l’objet, sert souvent comme argument pour délégitimer, ou douter de la fiabilité des discours, ou des réflexions faites sur les évidences et les certitudes des agents sociaux. Ce qui est irrecevable, comme critique est qualifiée d'incohérent et de déviant.
L’analyse dans les sciences sociales doit être impartiale, et cohérente dans le sens où elle est fondée sur des règles et des méthodes scientifiques. Son objectif est dévoiler des mécanismes cachés, et de déconstruire les automatismes, qui réconfortent au lieu de produire des idées critiques. Admettre les contradictions et en connaître les fondements est un travail de distanciation, et d’objectivation de nos déterminismes.
Les actions des agents sociaux sont déterminées par l’arbitraire de l’irrationnel et le volontarisme rationnel. Et si la base du comportement qui se veut « cohérent », est constituée d’éléments contradictoires par essence, nous pouvons comprendre que, l’idéale cohérence telle qu’elle est ancrée dans notre imaginaire, est un mythe qui peut légitimer ou discréditer un discours (surtout lorsqu’il s’écarte des idées reçues).
Les pulsions de l’inconscient et les réflexions rationnelles sous contraintes (une contrainte peut être, une représentation du monde, une idéologie, une croyance religieuse… etc.) construisent le cheminement vers les décisions dites « libres ». Supposer que, les choix des individus, leurs actions, leurs motivations sont linéaires au fil du temps et planifiés selon un modèle rationnel, est une illusion. Il faut dissocier le discours conformiste de l’action et des motivations effectives. Le désir de s’identifier au dominant ; au modèle de la culture dite « légitime », peut changer les déclarations d’un individu sur ses pratiques culturelles par exemple.
Survivre aux contradictions, et ne pas les percevoir comme un élément « perturbateur » dans une pensée, est un travail dont Foucault et Lévi Strauss ont fait preuve d’excellence. Contribuer à la production des connaissances est un métier qui demande un effort « douloureux », où le confort des idées reçues, et des idéologies est remplacé par le « plaisir de désillusionner », et de comprendre les processus, et les phénomènes qui en résultent dans leur complexités sans craindre l’irrecevabilité de son travail pour un public large. Un sociologue n’a pas de compte à rendre à Monsieur Dupont le journaliste ;seuls ses pairs peuvent critiquer son œuvre.
Par Nabil Nachet.
NB: Ce texte n'est qu'une première version à améliorer,et à développer, je voulais vaincre mon inertie, et écrire ce que j'ai compris sur les contradictions dans la pensée et les actions des agents sociaux. Je serai amené à le rendre plus limpide sans détruire la complexité de l'idée. Faute de temps, et de concentration, je me contente de cette" introduction", dans l'espoir d'y revenir cet été.
N.N
L’analyse dans les sciences sociales doit être impartiale, et cohérente dans le sens où elle est fondée sur des règles et des méthodes scientifiques. Son objectif est dévoiler des mécanismes cachés, et de déconstruire les automatismes, qui réconfortent au lieu de produire des idées critiques. Admettre les contradictions et en connaître les fondements est un travail de distanciation, et d’objectivation de nos déterminismes.

Les actions des agents sociaux sont déterminées par l’arbitraire de l’irrationnel et le volontarisme rationnel. Et si la base du comportement qui se veut « cohérent », est constituée d’éléments contradictoires par essence, nous pouvons comprendre que, l’idéale cohérence telle qu’elle est ancrée dans notre imaginaire, est un mythe qui peut légitimer ou discréditer un discours (surtout lorsqu’il s’écarte des idées reçues).
Les pulsions de l’inconscient et les réflexions rationnelles sous contraintes (une contrainte peut être, une représentation du monde, une idéologie, une croyance religieuse… etc.) construisent le cheminement vers les décisions dites « libres ». Supposer que, les choix des individus, leurs actions, leurs motivations sont linéaires au fil du temps et planifiés selon un modèle rationnel, est une illusion. Il faut dissocier le discours conformiste de l’action et des motivations effectives. Le désir de s’identifier au dominant ; au modèle de la culture dite « légitime », peut changer les déclarations d’un individu sur ses pratiques culturelles par exemple.
Survivre aux contradictions, et ne pas les percevoir comme un élément « perturbateur » dans une pensée, est un travail dont Foucault et Lévi Strauss ont fait preuve d’excellence. Contribuer à la production des connaissances est un métier qui demande un effort « douloureux », où le confort des idées reçues, et des idéologies est remplacé par le « plaisir de désillusionner », et de comprendre les processus, et les phénomènes qui en résultent dans leur complexités sans craindre l’irrecevabilité de son travail pour un public large. Un sociologue n’a pas de compte à rendre à Monsieur Dupont le journaliste ;seuls ses pairs peuvent critiquer son œuvre.
Par Nabil Nachet.
NB: Ce texte n'est qu'une première version à améliorer,et à développer, je voulais vaincre mon inertie, et écrire ce que j'ai compris sur les contradictions dans la pensée et les actions des agents sociaux. Je serai amené à le rendre plus limpide sans détruire la complexité de l'idée. Faute de temps, et de concentration, je me contente de cette" introduction", dans l'espoir d'y revenir cet été.
N.N
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