dimanche 7 novembre 2010

La liberté , l'émancipation , et les codes sociaux d'existence: quels rapports ?

Je voudrais donc saisir ma pensée dans son état brut, à l'instant t; enfin, faire un arrêt sur une évolution que, je ne maîtrise que dans une marge très restreinte. Je ne la communique pas pour me confesser, mais, pour connaître mes idées dans une structure tangible, autre que celle, qui oscille et ouvre des voies de réflexion aussi nombreuses que les sous-ramifications de chaque idée principale . La relecture des grands philosophes, a assoupli la rigidité, des standards de la cohérence du discours, et l'excès de l'«académisme », par sa rigueur formelle. Je ne retranscrirai de ces idées, que qui ce est non-achevé jusqu'à cet instant.

I) La liberté ou les codes sociaux de la reconnaissance.

Je ne suis pas un bloggeur assidu. Je ne crois pas aux exercices de style, je n'écris que, quand je sens ce besoin de créer un repère, à partir d'une image instantanée de cette pensée insaisissable. Je trouve la puissance dans l'appréciation des valeurs du système dominant, tout en étant conscient de leurs origines et leur sens, sans pour autant s'y reconnaître, et les accepter passivement comme un cadre d'évolution, au-delà duquel, je ne saurai exister comme un être social épanoui, jouissant d'un équilibre sain.

J'estime que, la croyance aliénante, est celle qui détermine le sens de l'existence, sans qu'on puisse la remettre en cause ; car sous une telle forme d'acculturation; en osant un acte de telle ampleur, on risque de condamner l'être social en nous, qui poursuit des missions prédéfinies, et craint l'exclusion. La fragilité et la faiblesse sont dans cette adhésion inconditionnelle. Quand on est soi même, cet animal, qui écoute son corps, et apprécie la vie pour ce qu'elle est, et non pour ce qu'il y fait à une période donnée de l'Histoire; je considère qu'on trouve une voie de liberté.

La source de la puissance est dans le choix conscient de la relativité des repères, la valeur de soi-même hors de tout système, et le projet de vie motivé par des idées forces, et soutenu par une histoire (biologique et culturelle) personnelle qui qualifie à cette liberté telle que je la conçois.

Malheureusement, la liberté n'est pas accessible facilement. Tous les types de Cens concourent à la rendre un idéal à atteindre comme toutes les devises des grands projets de civilisation qui ont fait l'Histoire de l'Humanité.

II) L'émancipation intellectuelle est aussi un parcours de vie sociale :

Dans une perspective pareille, on risque de subir toutes les contraintes institutionnelles, mais, on les incorporait pas, ou peu. L'objectif est de considérer son existence en tant qu'humain dans des codes qui ne sont pas socio-historiquement construis. Personnellement, je suis un homme qui a un corpus de valeurs acquises d'une grande civilisation, je les ai remises en cause, mais, j'ai dû les renforcer et/ou les reconsidérer dans des conditions nouvelles après des expériences significatives, en s'affrontant à d'autres cultures. J'existe par et pour ces principes, comme l'expression d'un choix d'une rationalité limitée. Parce que la contradiction, et le paradoxe, n'ont pas un sens dans la pluralité de notre construction, nos habitus ; je ne qualifierai pas ces pseudo- oppositions, d'incohérence. C'est cette idée dont j'ai parlée quand, j'ai évoqué le projet de vie, comme une forme d'engagement aliénante socialement, plus qu'utile pour se libérer, et retrouver cette distance par rapport au système dominant dans une période P dans un processus historique…

La vie sociale et biologique nous fait, comme nous l'influençons. Sans sombrer dans le déterminisme social et/ou biologique, je considère que, les expériences de vie, nous préparent ou nous amènent à des pistes de réflexion, que nous ne saurions atteindre sans ce capital d'événements inscrits dans nos mémoires et nos corps.

Nabil